4 nov 21

244. Je continue la mise à plat de la structure du projet « k infini ». Carte mentale. Je laisse reposer. Penser à un atlas des cartes. Question des imaginaires à l’œuvre : l’irradiation photographique, à déployer dans plusieurs espaces. François Bon évoque les 160 cahiers d’Antoine Emaz, cahiers de notes quotidiennes, matériau en devenir poétique.

C’est son bassin de décantation à lui. Vais lire extraits de Cuisine et Cambouis. Mes cartes comme des bassins de décantation, la mise en carte est l’étape qui suit celle des notes éparses. Je ne peux m’affranchir complètement du papier, d’ailleurs je n’en ai aucune envie. Pour le projet Algérie, je travaille davantage, voire presque exclusivement, sur PC avec Scrivener, bien pensé pour aider à la rédaction, notamment dans l’organisation du paratexte (notes, doc, liens, etc.) Ce qui est une première pour moi, habitué jusqu’alors à tout coucher sur le papier, et à achever l’ensemble par la dactylographie sur PC. Pour le reste des projets, j’en reste au papier. Parfois ces dispositifs se recoupent, font doublon, se regardent en miroir

245. Reçu le Journal des jours tremblants – Après Fukushima, de Yoko Tawada (chez Verdier, collection Der Doppelgänger, ce qui me ravit), et Les Anges radieux de William T. Vollmann, traduit par Claro (Actes Sud). Le premier livre va nourrir le tropisme nucléaire. Le second, on verra. Feuilleté rapidement : pavé, avec dessins de l’auteur, ce qui suscite déjà toute ma sympathie. J’aime bien les petits schémas de Stendhal (Souvenirs d’égotisme ? Vie de Henry Brulard ?). Les photographies et documents de Sebald. Photographies apparemment banales souvent, discrètes, peu nombreuses, qui confèrent au texte une dimension troublante (l’attestation d’une réalité vue par les yeux de l’auteur). Les dessins et schémas qui sortent de la fabrique de l’écrivain, donnés tels quels. Interpénétration plaisante, manière de soulever les rideaux et de regarder en coulisse.